Formation – Alliance, implication et difficultés relationnelles





Cette formation n’est plus dispensée.

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L’importance de l’alliance

Les études indiquent que l’alliance est un des facteurs les plus fiables pour expliquer l’efficacité de l’accompagnement. (Horvath et al., 2011)

Sans alliance, toute proposition d’accompagnement est vouée à l’échec.

« La relation est notre principal outil thérapeutique »

Luc Isebaert, psychiatre spécialisé en thérapie systémique brève

Faire émerger l’alliance

L’alliance, nous la pensons souvent comme une liste de traits figés préétablis (empathie, congruence, accueil inconditionnel…) qui pourraient convenir de manière universelle.

En réalité les études montrent que chaque personne accompagnée a des déterminants spécifiques et singuliers pour se sentir en alliance avec le professionnel.

Le professionnel ne peut donc pas la maîtriser a priori, elle se cherche et se trouve dans la singularité de la rencontre avec la personne accompagnée.

L’incertitude de la rencontre nécessite donc d’avoir un processus agile pour faciliter cet accordage en apprenant à l’apprécier régulièrement et surtout en sollicitant du feedback auprès de la personne sur la relation et le processus d’accompagnement.

Souvent, nous évitons de solliciter du feedback soit par ce que de notre point de vue tout va bien, soit par ce que nous redoutons de nous confronter à feedback péjoratif.

Sauf que…

  • Premier problème : les études indiquent que le professionnel et la personne accompagnée partagent rarement le même avis sur le degré d’alliance (Norcross, 2010). Donc, l’avis de la personne accompagnée est à solliciter, même si tout semble aller bien.
  • Deuxième problème : si quelque chose menace le processus d’accompagnement, il est nécessaire de le prendre en compte, voire d’en faire la cible prioritaire de l’accompagnement pour permettre de rétablir la confiance et la dynamique d’accompagnement. (Persons, 2008 ; Safran & Muran, 2000)

Gérer les ruptures dans l’alliance

Les ruptures dans la relation d’accompagnement sont fréquentes. Elles peuvent être mineures (petites tensions) ou majeures (fin du travail de manière prématurée).

La manière dont le professionnel les adresse peut faire de ces crises un obstacle au processus d’accompagnement (s’il ne les voit pas, les ignore ou les gèrent avec une attitude négative) ou bien une opportunité de croissance s’il parvient à les repérer et explorer ce territoire avec la personne d’une manière sécurisante. (Eurbanks et al., 2018)

La plupart des personnes accompagnées sont concernées par des difficultés dans la manière de rentrer en lien et/ou de réguler leurs émotions.

Permettre d’explorer ces moments de rupture et de les traverser ensemble est une opportunité de vivre une expérience émotionnelle et relationnelle correctrice.


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  • Cela n’engage à rien
  • On a besoin de vérifier que le formateur nous convienne avant de suivre une formation

Contenu de la formation

Pour penser l’alliance, très souvent nous en restons aux apports de l’approche humaniste.

Même s’ils sont considérables, depuis, un certain nombre d’études et de courants ont apporté leur contribution à cette thématique centrale de l’accompagnement.

J’ai repris les grandes études scientifiques sur l’alliance et les apports de différents courants (systémie, TCC, psychologie troisième vague…).

J’ai interviewé différents professionnels pour connaître leur approche et leurs conseils concernant l’alliance.

J’ai synthétisé tout cela dans cette formation de 2 jours.

La formation est faite de brefs points théoriques avec des références récentes, des temps d’échanges collectifs et de pratiques en petit groupe.

Elle se répartit sur 2 jours :

  • Jour 1 : Comment faire émerger l’alliance dans la rencontre avec une personne
  • Jour 2 : Comment repérer et réparer les ruptures dans l’alliance

Les 5 objectifs de la formation
  • Comment faire émerger une alliance de qualité
  • Comment faciliter la motivation et l’implication de la personne dans le suivi
  • Repérer et modéliser les comportements d’annulation du processus d’accompagnement
  • Comment adresser les difficultés relationnelles pour en faire des expériences correctrices
  • Fenêtre de tolérance : Trouver l’équilibre entre sécurité et exposition

L’importance de la relation

Les études (Asay & Lambert, 1999) indiquent que la qualité de la relation d’accompagnement a un effet bien supérieur à la technique ou au modèle utilisé.

Les théories en psychologie soulignent le rôle crucial des relations dans l’apprentissage et le bon développement social et émotionnel (Bowlby et l’attachement, Vygotsky et la zone proximale de développement, Bandura et l’apprentissage vicariant, Déci et Ryan avec la théorie des besoins psychologiques fondamentaux…).

Ce n’est donc pas surprenant que la qualité de la relation soit si déterminante dans l’accompagnement.

La relation est le support à partir duquel nous pouvons déployer les processus d’accompagnement. Sans relation de confiance, difficile de permettre à l’autre de se mettre en mouvement.

La relation n’est pas seulement le médiateur permettant de déployer les processus d’accompagnement, elle est aussi une intervention d’accompagnement en soi.

La sécurité psychologique, l’empathie et la considération pour la personne accompagnée ont un effet significatif sur elle. Ce contexte relationnel sécurisant lui permet de découvrir et d’exprimer ses besoins et sa singularité. Cela permet d’expérimenter qu’il est possible de se regarder avec bienveillance, y compris aux endroits de vulnérabilités et de difficultés.

Lors de cette formation, nous aborderons les facteurs relationnels clefs pour construire une alliance avec la personne, mais aussi comment tenter de dépasser et réparer les difficultés relationnelles qui peuvent survenir.

Références

Nous avons l’habitude de penser la qualité de la relation à partir des apports incontournables de l’approche humaniste et de Carl Rogers.

Une partie de cette formation s’appuiera évidemment sur ces notions, cependant, il me tient à cœur de faire découvrir de nouveaux concepts et outils pour penser et co-construire l’alliance.

Certains auteurs sont trop peu connus en France alors que leurs visions de la relation sont particulièrement utiles au professionnel :

  • David Wallin, psychologue et docteur en psychologie, a pensé les endroits d’impasses relationnelles à partir de la théorie de l’attachement de Bowlby. Si les problèmes relationnels peuvent être dépassés et réparés dans une relation d’accompagnement, alors non seulement la relation en ressort plus forte, mais en plus la personne apprend par l’exemple que ses besoins peuvent être entendus et que la relation peut être réparée. Pour Wallin, il s’agit d’une expérience émotionnelle correctrice, venant montrer par l’expérience que la réparation est possible pour des personnes ne l’ayant jamais expérimenté dans leurs relations précédentes.

  • Jacqueline Persons, psychologue, enseignante et chercheuse spécialisée en thérapie cognitive et comportementale, nous aide à penser comment gérer les difficultés relationnelles et les obstacles à l’accompagnement. Pour elle, les obstacles à l’accompagnement doivent devenir la cible prioritaire de cet accompagnement, sans quoi il ne peut se dérouler correctement. Pour cela, il est capital de repérer ces obstacles pour les modéliser (comprendre leurs causes et facteurs de maintien) et ainsi adresser une solution en collaboration avec la personne accompagnée.

  • L’approche systémique orientée solution (Luc Isebaert, Marie Christine Cabié, Steve de Shazer…) apporte de nombreux outils pour faire circuler l’information dans la relation thérapeutique et ainsi permettre une meilleure régulation du système d’accompagnement en remettant la personne comme actrice de ce dispositif.

Contenu détaillé de la formation d’approfondissement

Jour 1 : co-construire et évaluer l’alliance
  • Résumé des recherches scientifiques sur l’alliance
  • Présentations des théories pour penser l’alliance
  • Evaluer l’alliance, le type de motivation et le type de relation de collaboration avec la personne
  • Identifier les leviers pour faciliter l’alliance
  • Faciliter l’engagement progressif de la personne
  • La distinction entre empathie et expression empathique
  • Faire circuler l’information dans la relation d’accompagnement pour créer des réajustements utiles (comment méta-communiquer sur le processus de l’accompagnement en lui-même)
  • Trouver l’équilibre entre sécurité et exposition

Jour 2 : dépasser et naviguer avec les difficultés relationnelles
  • Repérer les obstacles aux processus d’accompagnement
  • Les obstacles comme une information permettant un réajustement
  • La gestion de certains obstacles à l’accompagnement (les réponses du type « je ne sais pas », les évitements, le sentiment de flou et de brouillard dans l’accompagnement, l’impression de travailler tout seul…)
  • Les difficultés relationnelles comme une opportunité de montrer par l’expérience et l’exemple le processus pour les gérer et les dépasser, afin d’en faire des expériences correctrices
  • Prioriser : faire des obstacles à l’accompagnement la cible prioritaire de l’accompagnement
  • Modéliser et conceptualiser les freins à l’accompagnement pour mieux les dépasser
  • Les réactions du professionnel face aux freins et difficultés relationnelles (flexibilité psychologique)
  • La relation d’accompagnement comme un laboratoire d’expression et de travail des schémas relationnels
  • Se construire des espaces pour penser et dépasser les difficultés relationnelles

Témoignages des participants précédents

Lire tous les avis des participants sur les formations

Les plus de la formation : Bon dosage théorie/pratique et la qualité de l’intervenant.

Lisa
Psychologue du travail

Merci ! Cette formation m’offre de nouvelles ressources que je serais ravie d’expérimenter dans mon quotidien professionnel et personnel. Le plus : les pratiques et leurs débriefings

Céline
Référente de parcours

Alternance de théorie et pratique. L’écoute et la communication de Joran m’ont mis très à l’aise.

Delphine
Psychopédagogie

Super, beaucoup d’écoute et de respect de la part de l’animateur. Le point fort : les études de cas.

Séverine
Animatrice

Bon équilibre théorie/pratique. Formation de qualité, contenu très riche. Formateur de qualité, aussi bien en termes d’expertise du sujet que d’aisance en animation, grande disponibilité et écoute.

Christelle
Consultante/Ressources humaines

Formation dense et riche. Je recherchais de nouvelles connaissances pour mon activité, ce qui est atteint. La formation facilite l’implication avec la possibilité d’avoir des échanges avec tout le groupe.

Nathalie
Coach

Merci pour la qualité de l’accueil et de l’écoute. Le plus : l’alternance de théories et de pratiques.

Raphaël
Enseignante

Les plus de la formation : les moments d’échange, la bienveillance au sein du groupe, le partage clinique, les exercices pratiques qui permettent de véritablement expérimenter la théorie.

Laura
Psychologue

Ravie de cette formation pour la richesse des apports pratiques et théoriques.

Nathalie
Formatrice, Coach

Les participants repartent avec

  • Le diaporama de la formation (aperçu du diaporama d’initiation à la psychologie positive)
  • Des articles d’approfondissement sur le thème abordé

  • Une certification pour les personnes qui souhaitent réaliser un rendu écrit pour valider la formation.

Méthode pédagogique

  • La formation est avant tout pratique et expérientielle (70% de pratique).

  • Des théories scientifiques sont partagées pour guider les pratiques (30%)

  • La formation a lieu en ligne sur Zoom : cette plateforme permet de garder la dynamique de groupe avec des conditions aux plus proche du présentiel sans les coûts du déplacement.

  • La formation n’est pas uniquement un lieu de transmission de connaissances théoriques. C’est une expérience à vivre pour pratiquer et expérimenter de l’intérieur les conditions et la dynamique propres à la psychologie positive.

Formateur sur le thème de l’auto-compassion

Joran Farnier 
Psychologue clinicien / Enseignant / Formateur

  • Enseignant au Diplôme Universitaire de psychologie positive à l’Université Grenoble Alpes concernant l’accompagnement des étudiants et des matières suivantes : intervention visant à développer l’optimisme, interventions centrées sur les valeurs, interventions sur les forces de caractère et enfin concernant la psychologie de l’expérience optimale : le flow.
  • 1er prix à la journée de psychologie positive Francophone pour ses travaux sur le locus de contrôle appliqué au bien-être.
  • Enseignant au Diplôme Universitaire de TCC à Nice, sur les interventions efficaces en psychologie positive.
  • Autres activités d’enseignements : au Diplôme Universitaire Promobe (PROmotion de la MOtivation et du Bien-être à l’Ecole), au Diplôme Universitaire Compétences Psycho-Sociales sur les compétences émotionnelles et en licence de Pharmacie concernant la communication en santé à l’Université Grenoble Alpes.
  • Formé à la Psychologie Positive (Diplôme Universitaire de Psychologie Positive), à l’Approche Systémique Centrée Solution (Niveau 1 et Niveau 2) et à la Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT).

Public visé

Les métiers de l’accompagnement et des relations humaines : psychologue clinicien, psychologue du travail, psychothérapeute, coach, enseignant, psychiatre, médecin, travailleurs sociaux…

Inscription


Il est possible de faire des demandes de financement pour cette formation.

Plus d’informations sur les financements ici.

L’organisme de formation ACT’RMC possède un numéro formateur et est inscrit sur le répertoire Datadock.

Contact

Pour toute question concernant le contenu de la formation et les modalités pédagogiques, vous pouvez contacter Joran FARNIER :

  • Téléphone : 06 51 31 68 31 (étant souvent en intervention, je vous invite à me laisser un message vocal si je ne réponds pas)
  • E-mail :  psychologue.farnier@gmail.com

Ce qu'il y a de fabuleux avec la connaissance, l'amour et le bonheur, c'est qu'ils sont décuplés lorsqu'on les partage.